Santé au Vietnam-Cambodge : Etat des lieux

Le Vietnam, un pays avec une histoire riche et une culture vibrante, a accompli des progrès significatifs dans son système de santé au cours des dernières décennies.

L’espérance de vie du pays est passée de 72,91 ans en 2000 à 75,91 ans en 2024, illustrant des améliorations dans la santé de la population. Ces progrès témoignent des efforts du Vietnam pour améliorer les services et infrastructures de santé.

Cependant, comme de nombreux pays en développement, il fait face à un ensemble complexe de défis et d’opportunités.

Mekong Plus, notre organisation à but non lucratif travaillant au Vietnam et au Cambodge, se consacre à l’amélioration de l’accès aux soins de santé et à l’éducation, en particulier dans la région du delta du Mékong.

Grâce à des initiatives telles que des programmes d’éducation à la santé dans les écoles et des améliorations des infrastructures dans les zones rurales, Mekong Plus travaille activement à combler ces lacunes.

Dans cet article complet, nous examinons l’état du système de santé au Vietnam, ses réalisations, ses lacunes persistantes et le rôle des ONG comme Mekong Plus pour y remédier.

Votre contribution peut faire la différence. Envisagez de faire un don à Mekong Plus pour soutenir leurs initiatives essentielles dans le domaine de la santé au Vietnam.

 

I. L’État du Système de Santé au Vietnam

1. Des Progrès Vers la Couverture Universelle

L’engagement du gouvernement vietnamien envers la couverture santé universelle (CSU) a permis d’élargir l’accès aux services médicaux, d’améliorer les infrastructures et d’augmenter les financements pour la santé. L’objectif est d’assurer que chaque citoyen puisse accéder à des soins essentiels sans difficulté financière.

Le chemin vers la CSU a été marqué par plusieurs initiatives clés du gouvernement :

  • Assurance Santé : La mise en œuvre de l’assurance santé obligatoire a été un tournant, augmentant considérablement le nombre de personnes couvertes, atteignant 93,35 % de la population. Elle offre une aide médicale subventionnée aux groupes prioritaires comme les pauvres, les minorités ethniques, les enfants de moins de 6 ans et les personnes âgées de plus de 80 ans.
  • Infrastructures de Santé : On note une augmentation notable des investissements dans les infrastructures de santé. De nouveaux hôpitaux, cliniques et centres de santé communautaires ont vu le jour (comme VinMec), améliorant l’accessibilité aux soins en zones urbaines et rurales. Le Vietnam a promis de moderniser six hôpitaux selon des standards internationaux en 2024, pour répondre à l’augmentation des citoyens cherchant des soins à l’étranger.
  • Ressources Humaines : Selon des données du Ministère de la Santé en 2023, le Vietnam comptait 12,5 médecins pour 10 000 habitants, ce qui place le Vietnam au même niveau que l’Inde, mais loin derrière les 26 pour 10 000 aux États-Unis et les 32 pour 10 000 en France. Le gouvernement a donc donné la priorité à la formation et au déploiement de personnel médical, particulièrement dans les régions défavorisées. Toutes les administrations provinciales ont mis en place des politiques pour attirer le personnel médical vers les zones rurales et montagneuses.

Avec un soutien et un engagement continus, la vision d’un accès aux soins de santé abordables pour tous les citoyens vietnamiens est à portée de main.

 

2. Un Paysage Inégal : Les Disparités d’Accès

Le Vietnam a réalisé des améliorations significatives dans son système de santé, mais des disparités dans l’accès aux soins persistent, particulièrement entre les zones urbaines et rurales.

Les centres urbains, avec leurs hôpitaux mieux équipés et leur plus forte concentration de professionnels de santé, offrent des soins spécialisés souvent inaccessibles pour ceux vivant dans les zones rurales, qui manquent d’infrastructures, de moyens de transport et de personnel qualifié.

Le fossé socio-économique aggrave également la situation. Les individus avec des revenus plus élevés peuvent se permettre des services de santé privés, tandis que ceux à faibles revenus doivent dépendre de services publics surchargés.

En outre, les minorités ethniques et les communautés marginalisées font face à des obstacles supplémentaires dans l’accès aux soins en raison de barrières culturelles, linguistiques et géographiques.

Un autre défi est la corruption dans le secteur de la santé. Des citoyens vietnamiens ont signalé avoir dû payer des pots-de-vin, parfois jusqu’à 30 % du coût total des soins, pour accéder à des services médicaux ou bénéficier d’un traitement prioritaire. Cela crée une charge financière et érode la confiance dans le système de santé, affectant particulièrement les personnes à faibles revenus.

Médecin rural au Vietnam
Un médecin du centre de santé de Binh Liêu, dans la province de Quảng Ninh, examine un enfant en bord de route. Source : baodantoc.vn

Aborder ces disparités est crucial pour atteindre la justice sociale et garantir des soins de santé équitables pour tous les citoyens vietnamiens. Les efforts pour améliorer l’accès aux soins en zones rurales incluent des investissements dans les infrastructures, l’amélioration des systèmes de transport et la formation de professionnels de santé pour ces communautés. De plus, des politiques visant à réduire les inégalités de revenus et à soutenir les minorités ethniques et groupes marginalisés peuvent aider à combler les écarts.

Le Vietnam a mis l’accent sur l’équité en matière de santé à travers une série de politiques pro-pauvres, en particulier pour les populations défavorisées des régions des Hauts Plateaux et du Nord.

 

II. Risques pour la santé au Vietnam

1. Soins maternels

Le Vietnam a réalisé des progrès significatifs dans la réduction de la mortalité maternelle, reflétant son engagement envers l’objectif de développement du millénaire 5 (ODM5). Les taux de mortalité maternelle sont passés de 103 décès pour 1 000 naissances vivantes en 1955 à 17 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2020. Cependant, ces chiffres restent en deçà des normes occidentales, par exemple 3,3 décès pour 1 000 naissances vivantes aux États-Unis en 2020 et 4 pour 1 000 en France.

Cette progression a été renforcée par des interventions innovantes, notamment dans les régions peuplées de minorités ethniques, grâce à des projets financés par des organisations telles que le projet “Ne laisser personne de côté” soutenu par UNFPA et MSD for Mothers, visant à prévenir les décès maternels évitables.

Malgré ces réalisations, le Vietnam est confronté à des défis persistants. Les inégalités d’accès aux soins de santé restent une préoccupation majeure, en particulier dans les zones reculées. Ces régions souffrent encore d’un manque de professionnels de santé qualifiés, ce qui peut entraîner des décès maternels évitables.

Les zones les plus touchées, comme les Hautes Terres du Nord et les Hautes Terres centrales, enregistrent des taux de mortalité maternelle élevés, atteignant entre 100 et 150 décès pour 100 000 naissances vivantes dans ces régions montagneuses et de minorités ethniques.

 

sage-femme
Une sage-femme prend soin d’un nouveau-né à domicile dans le village de Cang Tang, commune de Lung Cu, district de Dong Van, province de Ha Giang. Source : VNA.

 

La période post-partum, une phase critique pour les nouvelles mères, nécessite une plus grande attention. C’est durant cette période que la plupart des décès maternels et infantiles se produisent, mais elle reste la phase la plus négligée dans la fourniture de soins de qualité pour les mères et les nouveau-nés. Assurer des soins complets pendant cette période est essentiel pour le bien-être de la mère et de l’enfant.

Le parcours du Vietnam pour améliorer la santé maternelle est en cours. Bien que le pays ait réalisé des avancées impressionnantes, beaucoup reste à faire. Avec un soutien continu et des solutions innovantes, le Vietnam peut surmonter ces défis et établir une référence en matière de soins de santé maternelle dans la région.

 

2. Maladies communes

Le Vietnam, avec son climat tropical, est un terrain fertile pour diverses maladies infectieuses, notamment la dengue et la tuberculose (TB).

Les conditions chaudes et humides favorisent la prolifération des moustiques Aedes, principaux vecteurs de la transmission du virus de la dengue. Le pays a connu des fluctuations des cas de dengue, avec des pics survenant généralement entre juin et octobre chaque année. Malgré ces défis, le Vietnam a réussi à contrôler la mortalité due à la dengue depuis 2005, avec des taux de mortalité inférieurs à 1 pour 1 000 cas.

Les mesures de lutte contre les vecteurs, telles que l’élimination des sites de reproduction des moustiques et l’utilisation d’insecticides, sont cruciales pour prévenir les épidémies de dengue. Les campagnes de sensibilisation du public jouent un rôle clé en éduquant la population sur les mesures préventives et l’importance d’une intervention médicale précoce.

spray anti-moustiques
Un agent du gouvernement pulvérise des produits chimiques pour éliminer les moustiques transmettant le virus de la dengue à Buon Ma Thuot. Source : Báo Đắk Lắk.

 

La tuberculose demeure un autre problème de santé publique majeur au Vietnam, avec l’émergence de la tuberculose multirésistante (TB-MDR), posant un défi sérieux. Le pays se classe au 11ᵉ rang parmi les 30 pays ayant la charge de TB la plus élevée au monde, et des efforts sont en cours pour améliorer les résultats des traitements de la TB-MDR.

Le Vietnam a mis en place un programme national de lutte contre la tuberculose et une commission nationale pour mobiliser des ressources et coordonner le soutien médical à travers plusieurs secteurs afin de mettre fin à la TB d’ici 2030. Former les professionnels de santé, améliorer les capacités de diagnostic et garantir la disponibilité de traitements efficaces font partie de ces efforts soutenus.

La lutte contre ces maladies est un effort continu nécessitant l’engagement du gouvernement, des prestataires de soins de santé et de la communauté. Le succès de ces initiatives est crucial non seulement pour la santé de la population vietnamienne, mais aussi pour servir de modèle en matière de contrôle des maladies infectieuses pour d’autres pays tropicaux.

 

3. Maladies non transmissibles (MNT)

Le Vietnam est confronté à un défi de santé majeur avec la montée des maladies non transmissibles (MNT). Ces maladies, qui ne se transmettent pas de personne à personne, deviennent de plus en plus répandues en raison de divers facteurs, notamment les changements de mode de vie et le vieillissement de la population.

Le diabète est une de ces MNT en augmentation, avec l’urbanisation et les changements de mode de vie contribuant à sa prévalence croissante. En 2021, la prévalence du diabète au Vietnam était de 6,1 % parmi les personnes âgées de 20 à 79 ans. Ce fardeau croissant du diabète est préoccupant, car il peut entraîner de graves complications et un coût économique élevé pour les individus et la société.

Les maladies cardiaques sont une autre MNT majeure affectant la population vietnamienne. Les modes de vie malsains et les régimes alimentaires inappropriés sont les principales causes des maladies cardiovasculaires, responsables de 31 % de tous les décès dans le pays en 2016. Le taux de mortalité ajusté selon l’âge pour les maladies coronariennes au Vietnam était de 86,67 pour 100 000 habitants, classant le pays au 125ᵉ rang mondial.

Les cancers sont également en augmentation au Vietnam, nécessitant une meilleure prévention, détection précoce et traitement. En 2020, le Vietnam a enregistré 182 563 nouveaux cas de cancer, avec le cancer du foie comme étant le plus fréquent. Le taux de mortalité par cancer standardisé selon l’âge au Vietnam est de 104 pour 100 000 habitants, classant le pays au 57ᵉ rang mondial.

Pour relever le défi des MNT, une approche multidimensionnelle est nécessaire, incluant l’amélioration de la surveillance de la santé publique, la promotion de modes de vie plus sains et le renforcement des services de santé. L’Alliance vietnamienne de prévention et de contrôle des MNT (NCDs-VN) est une initiative visant à soutenir l’atteinte des objectifs de prévention des MNT d’ici 2025, conformément aux recommandations de l’OMS.

Bien que le défi des MNT au Vietnam soit considérable, des efforts conjoints entre le gouvernement, les organisations de santé et la communauté peuvent permettre de progresser dans la gestion et la réduction de l’impact de ces maladies sur la population.

 

4. Maladies sexuellement transmissibles (MST)

Le Vietnam fait face à des défis dans la prévention et le traitement des maladies sexuellement transmissibles (MST), principalement le VIH/SIDA, avec plus de 200 000 Vietnamiens touchés (environ 0,2 % de la population).

Les jugements sociaux sur les MST peuvent dissuader les individus de chercher des soins médicaux nécessaires, compromettant ainsi les progrès réalisés dans la lutte contre ces infections. Cela est particulièrement évident dans la vie des travailleurs du sexe et d’autres groupes marginalisés, qui sont souvent confrontés à des discriminations et à un accès limité aux ressources.

Pour relever ces défis, une éducation complète à la santé sexuelle est essentielle. Elle donne aux individus les connaissances nécessaires pour prendre des décisions éclairées concernant leur santé sexuelle, favorise des relations respectueuses et sécurisées, et crée un environnement où chercher de l’aide n’est pas synonyme de jugement, mais de soutien. L’éducation joue un rôle crucial dans le démantèlement des idées reçues et la promotion d’une société plus empathique soutenant les personnes touchées par les IST.

Par exemple, WeGrow Edu est une ONG vietnamienne qui propose des cours complets d’éducation sexuelle aux élèves du CP à la terminale. Ces cours portent sur les relations saines, l’identité personnelle et l’égalité des genres tout en remettant en question l’approche traditionnelle basée sur l’abstinence, prédominante au Vietnam.

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Une activité lors du camp d’été d’éducation sexuelle de WeGrow Edu. Source : WeGrow Edu Vietnam.

 

Alors que le Vietnam continue à gérer les complexités de la santé publique, l’intégration de l’éducation sexuelle dans une stratégie plus large sera cruciale. Il ne s’agit pas seulement de traiter les infections, mais aussi de promouvoir une communauté informée et compatissante qui défend la justice sociale et la dignité de chaque individu. Le chemin vers l’éradication de la stigmatisation liée aux IST est en cours, et l’éducation est le phare qui guidera cette avancée.

 

5. Santé mentale

Au Vietnam, la santé mentale a longtemps été un sujet entouré de silence et de stéréotypes. Cependant, les choses évoluent lentement, la sensibilisation grandit et de plus en plus de personnes recherchent le soutien dont elles ont besoin.

Le pays fait face à des défis majeurs dans ce domaine, avec des services de santé mentale limités pour sa population. Cela a créé une crise silencieuse qui nécessite une attention immédiate et durable.

Les chiffres sont éloquents : un rapport de l’OMS indique qu’au Vietnam, la prévalence des troubles mentaux courants était de 14,2 % en 2014, les troubles dépressifs représentant 2,45 % de ce chiffre. Malgré ces données, les discussions autour de la santé mentale restent souvent timides, et beaucoup souffrent en silence par crainte du jugement ou par manque de ressources.

Des efforts sont déployés pour changer cette situation. Diverses organisations et plateformes offrent désormais des services de santé mentale en vietnamien et en anglais, répondant aux besoins variés de la population. Parmi celles-ci, des plateformes de conseil comme Psychologist Vietnam mettent en relation des individus avec des thérapeutes spécialisés dans différents services de santé mentale. En outre, des initiatives comme le Programme national cible pour la santé mentale, une œuvre caritative gouvernementale, visent à intégrer la santé mentale dans les soins de santé primaires.

Pour aller de l’avant, il est nécessaire d’augmenter non seulement la disponibilité des services de santé mentale, mais aussi de continuer à déstigmatiser les problèmes de santé mentale. L’éducation et le dialogue ouvert sont des éléments clés de ce processus, permettant aux individus de comprendre que la santé mentale est un aspect essentiel du bien-être global et que demander de l’aide est un signe de force, non de faiblesse.

Alors que le Vietnam continue à développer ses infrastructures en santé mentale, l’espoir est que davantage de personnes aient accès aux soins dont elles ont besoin, et que la santé mentale ne soit plus une crise silencieuse mais une composante reconnue et soutenue du système de santé.

 

6. Handicap physique

Au Vietnam, les défis auxquels sont confrontées les personnes avec des handicaps physiques sont multiples et profondément enracinés dans l’histoire du pays.

L’héritage de l’Agent Orange, un défoliant utilisé pendant la guerre de résistance vietnamienne contre les États-Unis, a laissé des séquelles durables sur la santé et le bien-être de plusieurs générations. Entre 1961 et 1971, les forces américaines ont pulvérisé environ 12 millions de gallons, soit 80 millions de litres d’Agent Orange au Vietnam. Les effets restent l’un des legs les plus controversés de la guerre. Selon le gouvernement vietnamien, jusqu’à quatre millions de personnes ont été exposées au défoliant, et jusqu’à trois millions de personnes souffrent de maladies liées à l’Agent Orange.

L’accès aux soins de santé est un droit fondamental, mais pour les personnes handicapées au Vietnam, cela reste un problème épuisant. De nombreuses études soulignent les difficultés rencontrées par les personnes handicapées physiques, notamment les infrastructures de santé inaccessibles, la discrimination et le manque de soutien des politiques d’assurance maladie. Ces obstacles nuisent non seulement à leur capacité à recevoir des soins, mais affectent aussi leur qualité de vie globale.

Des efforts sont en cours pour améliorer l’accès aux soins, avec des initiatives axées sur l’amélioration des politiques, la défense des droits des personnes handicapées et le renforcement des services de réadaptation. L’assistance internationale a contribué à répondre aux besoins médicaux et sociaux, à améliorer les politiques sur le handicap et à réduire les barrières physiques et sociales.

En collaboration avec le gouvernement vietnamien, Inclusion of the Vietnamese with Disabilities (IVWD), parrainé par l’USAID, vise à promouvoir l’inclusion des personnes handicapées au Vietnam. IVWD travaille avec des partenaires locaux pour développer des politiques, améliorer les opportunités d’emploi, renforcer les capacités des programmes liés au handicap et rétablir l’égalité des chances et la justice sociale pour les personnes handicapées.

 

III. ONG agissant pour la santé au Vietnam

1. Principales Organisations

Le système de santé vietnamien a bénéficié de contributions significatives de la part de diverses ONG qui s’efforcent d’améliorer les résultats de santé et l’accès aux services médicaux à travers le pays. Ces organisations travaillent dans des domaines variés, allant de la prévention et contrôle des maladies à l’éducation à la santé et à la fourniture de microcrédits pour garantir l’accessibilité des traitements.

L’une des principales organisations est PATH, qui opère au Vietnam depuis plus de quatre décennies. PATH se concentre sur les soins de santé primaires, les vaccins, la préparation et la réponse aux épidémies, et le paludisme. Leurs efforts ont été cruciaux pour soutenir la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Vietnam et pour améliorer les systèmes numériques permettant de détecter et de répondre aux épidémies. Les maladies non transmissibles comme le VIH/SIDA et le cancer sont également au centre de leurs priorités.

Operation Smile Vietnam est une organisation caritative qui fonctionne principalement grâce aux dons vietnamiens. Elle collabore avec des partenaires locaux pour fournir des chirurgies gratuites aux enfants atteints de malformations des lèvres et du palais (comme la fente labio-palatine). Elle organise de nombreux programmes de chirurgie gratuite à travers le Vietnam, au profit des enfants dans le besoin.

CARE International est un autre acteur clé, travaillant particulièrement avec les communautés de minorités ethniques pour augmenter les opportunités et promouvoir des partenariats avec des groupes communautaires et des organisations à but non lucratif nationales. Les initiatives de CARE visent à prévenir les violences basées sur le genre, à accroître les opportunités économiques pour les femmes et les communautés rurales, et à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux pratiques d’hygiène.

 

2. Mekong Plus

Mekong Plus joue un rôle crucial dans le paysage de la santé au Vietnam, avec un accent particulier sur les programmes éducatifs et les microcrédits. Les initiatives de Mekong Plus sont conçues pour sensibiliser à la santé, en mettant l’accent sur les mesures préventives et l’autonomisation des communautés. En offrant des microcrédits pour les dépenses médicales, Mekong Plus garantit que les individus puissent se permettre des procédures et des traitements nécessaires.

Leur approche de la santé est holistique, combinant éducation, agriculture durable et projets d’infrastructure pour améliorer la vie des ménages à faible revenu. Au cours des 30 dernières années, Mekong Plus a aidé des milliers de familles à sortir de la pauvreté et a établi une forte présence au Vietnam et au Cambodge. Leurs programmes ont été déterminants pour construire des communautés résilientes et dynamiques.

Par exemple, Mekong Plus participe activement à des programmes d’éducation à la santé qui traitent des problèmes de vue et dentaires chez les enfants. Ils ont formé des responsables locaux de la santé et des cliniques à dépister les enfants pour la myopie, garantissant que ceux qui en ont besoin reçoivent un diagnostic et des lunettes. Cette initiative a touché environ 50 000 élèves du primaire dans près de 100 écoles, améliorant considérablement leurs capacités d’apprentissage et leur qualité de vie.

L’engagement de Mekong Plus envers la santé s’étend à leur soutien à l’emploi durable et à l’agronomie, reconnaissant l’importance de la stabilité économique et de la santé. Leur programme de microcrédit a été particulièrement efficace, fournissant une assistance financière permettant aux familles d’investir dans leur santé sans s’endetter.

Vous pouvez soutenir Mekong Plus en visitant la page de dons de Mekong Plus et contribuer en toute sécurité. Votre contribution fait une différence significative dans la vie des communautés vulnérables. Merci de soutenir Mekong Plus !

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