Mekong Plus

UN MYTHE : LA SANTÉ EST UN PUIT SANS FOND

Bien sûr les actions santé ne rapportent pas d’intérêts, il n’y a pas de remboursements comme avec le microcrédit. Ce qui importe cependant, c’est le bien-être des gens, pas le portefeuille du programme.

SANTÉ

TÉMOIGNAGE DE THU

Thu a toujours un sourire énorme. « J’ai de la chance, mon mari a un bon travail, il gagne 2 euros par jour environ 6 mois par an. Moi, j’ai eu la tuberculose oseuse. Je n’ai pas pu bien me soigner, les médicaments coûtaient cher. Finalement j’avais tellement mal, j’ai été à l’hôpital. Ils ont été gentils, ils m’ont coupé la jambe gratis ».

Trung, vétérinaire de Viêt Nam Plus, aide Thu à élever des cochons. Il a appelé Handicap à Saigon, qui a donné une adresse. Il a organisé le transport, quelques dizaines d’euros pour ses frais à l’hôpital… Aujourd’hui Thu sourit toujours, en plus elle est debout sur 2 jambes ! En plus des cochons, elle fait de petits travaux agricoles.

Maladies ou accidents : facteurs de pauvreté

Les soins de santé coûtent parfois très cher. Mékong Plus aide les plus pauvres pour une petite partie et motive la communauté à apporter sa contribution. S’il y a urgence, et pour les plus pauvres, Mékong Plus couvre tous les frais: par exemple quand un enfant est renversé par une moto etc.

Au Vietnam le réseau des dispensaires est dense et efficace, comme les programmes de prévention. Reste la question de l’hygiène, souvent déplorable. Pour les pauvres, le moindre accident ou maladie peut causer le plongeon dans la grande pauvreté.

Au Cambodge les services sont très en-deçà et la situation est bien pire.

En cas de maladie les diagnostics sont souvent fantaisistes, conduisant à de grosses dépenses inutiles ou dangereuses. Parfois on préfère aller à la ville, quand ce n’est pas le dispensaire qui vous y oblige, surtout pour les très pauvres, qui ne peuvent pas payer. Un aller-retour à la ville peut coûter l’équivalent du budget familial pour le mois –les paysans se font arnaquer dès la descente du bus.

Outre les frais exorbitants qui nécessitent de vendre à bas prix bétail, terrains, voire la maison… un arrêt de travail est la pire catastrophe, les paysans n’ont pas d’assurance, sinon la solidarité des voisins.

Témoignage

Hoa a été abandonnée par son mari et nourrit 3 jeunes enfants. Pas un lopin de terre à elle, il lui reste à se louer comme journalière. Hélas elle souffrait d’asthme, autant dire qu’elle était la dernière à être embauchée ! Hàng, responsable du programme de Dúc linh, l’a accompagnée chez un spécialiste à Saigon : le tout a coûté une dizaine d’euros. Mais Hoa est maintenant capable de travailler, et Hàng lui a fait un microcrédit pour élever des cochons.

Aide au diagnostic

Les villageois sont très dépourvus et à la merci des mauvais diagnostics. Certains médecins peu scrupuleux font peur: « Il faut vous opérer tout de suite ou je ne réponds de rien ». Souvent les paysans vendent une terre pour une opération pas nécessaire ! Mékong Plus propose un 2ème diagnostic auprès d’un spécialiste ami en ville

Hygiène et prévention

Les actions d’éducation à la santé vont bon train auprès de 85 000 enfants. D’autre part, dans 6 maternelles à Đức Linh, une formation sur les problèmes auditifs a été donnée aux maîtresses et aux parents. Le programme procède par étapes: Accord avec les autorités – formation des enseignants – production de livres d’exercices adaptés 

Enseignement concret, travaux de groupe, jeux, pratique: par exemple chaque semaine toute l’école se brosse les dents dans la cour, ensuite il y a le rinçage au fluor; les enfants sont chargés de la propreté de l’école, des toilettes etc. Quand une école n’a pas de source d’eau, les enfants doivent venir avec une bouteille d’eau…

2 fois par an, un comité d’évaluation fait une visite surprise: test de connaissances, examen de la propreté des mains, de la plaque dentaire, de la propreté générale de l’école. Les meilleures écoles sont récompensées par un co-financement (environ 50% du total) d’améliorations sanitaires: toilettes, puits, réservoir d’eau, aménagement de la cour…

Dans les villages khmers presque personne n’a de latrines propres. Au Viêtnam, dans certains villages, l’accès à l’eau est difficile, lointain et malpropre. Au Vietnam, après 9 ans de travail à Dúc Linh, 25% des ménages ont des latrines propres, l’hygiène corporelle s’est considérablement améliorée.

Dans le delta du Mékong, « les latrines sont au-dessus de la marre aux poissons pour les nourrir ».  Même si cette pratique est interdite par le gouvernement car les vers sortent de la mare…

Partout nous proposons des latrines propres mais modestes (à partir de 26 euros). Aux familles pauvres, nous donnons une prime à l’installation de latrines propres.

 

Il n’y a presque plus de malaria dans les plaines. On imprègne les moustiquaires d’insecticide pour une meilleure protection. Elles sont souvent trouées et on s’y serre à 3, 4 ou 5… plutôt que d’offrir ce service gratuitement comme le gouvernement (du coup il ne peut faire que peu de villages car le produit est très cher), nous faisons payer les ¾ par la population.

Ils sont à nos côtés :

L'entreprise sociale :

Nos partenaires institutionnels :

Ainsi que la Fondation Benina – la fondation Nickedo- La fondation OKWorlds – et l’entreprise OVH.

Grand merci à tous !

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